Nous suivons avec attention l’évolution qualitative et quantitative des cours d’eau et des milieux humides dans l’objectif de préserver la ressource devenue si précieuse.


Depuis plusieurs années, le bassin versant de l’Ouvèze fait face à des sécheresses estivales répétées. Ces épisodes fragilisent les milieux aquatiques et mettent sous pression les activités humaines qui en dépendent.

Face à ce constat, les acteurs du territoire se mobilisent autour d’un objectif commun : trouver un équilibre durable entre les besoins des écosystèmes, ceux des usagers et les ressources en eau disponibles. Pour y parvenir, chacun est appelé à contribuer à un effort collectif de réduction des prélèvements.

Le Projet de Territoire pour la Gestion de l’Eau du bassin versant de l’Ouvèze fixe ainsi un cap ambitieux pour la période 2026-2030 : réduire de 20 % les prélèvements destinés à l’eau potable et à l’industrie, tout en stabilisant ceux liés à l’agriculture. Cet engagement se traduit par un programme structuré de 39 actions, représentant un investissement de 26 millions d’euros, soutenu en partie par l’AERMC et la CNR.

Trois grandes priorités guident ce programme :

  • Mieux connaître et préserver, en renforçant les connaissances hydrologiques et en restaurant les milieux aquatiques.
  • Réduire les prélèvements, en améliorant les réseaux d’eau potable(réparation des fuites), en favorisant la sobriété et en encourageant les économies ;
  • Diversifier les ressources, grâce à des solutions comme l’interconnexion des réseaux d’eau potable ou la récupération des eaux pluviales.

Un projet collectif, concret et essentiel pour préserver durablement la ressource en eau sur le territoire.

L’Ouvèze, une restauration réussie

Fruit de tous nos soins, la rivière de l’Ouvèze retrouve peu à peu son visage d’antan. Les chantiers d’ampleur récemment conduits ont permis de restaurer sa morphologie, sa continuité écologique et ses fonctionnalités.

Citons en particulier le chantier d’un linéaire de 900 mètres à Rompon, celui d’un linéaire de 400 mètres à Flaviac et Saint-Julien-en-Saint-Alban, enfin celui d’un linéaire de 100 mètres à Coux à proximité de la confluence Ouvèze-Mézayon. Peu à peu, les crues ont façonné un nouveau lit où s’est développé la ripisylve. Une diversité nouvelle d’espèces aquatiques est réapparue (libellules et autres insectes, poissons, batraciens).

Les traces de passage des loutres et des castors montrent que ces animaux aussi ont re-colonisé les berges. L’évolution positive des secteurs renaturés est encourageante pour la poursuite des actions déjà menées. Ces travaux d’ampleur sont complétés par des interventions ponctuelles sur des écosystèmes identifiés.

Prévenir les épisodes de crues cévenoles

La renaturation des cours d’eau contribue efficacement à la prévention des crues et des inondations en permettant à la rivière en crue de s’étaler dans des zones sans risques, ce qui la rend moins dangereuse sur la suite de son trajet. C’est un cercle vertueux.

La prévention des inondations sur le territoire incombe à l’Agglomération. Notre rôle consiste notamment à surveiller la conformité des ouvrages comme les digues.

À titre d’exemple, l’agglo assure la gestion, l’entretien et la surveillance
de la digue de Beauchastel afin de réduire la vulnérabilité des biens et des personnes..

Contacts


Syndicat Mixte Coiron au Rhône



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